

Lettre adressée par les soins de la Présidente aux pouvoirs publics:
L’évolution démographique de notre pays engendre une recrudescence d’animaux dont la situation demeure très préoccupante dans notre société. Ils sont encore trop souvent pris pour de vulgaires produits de consommation, victimes de négligences, de maltraitances ou d’abandons.
Pour freiner ce phénomène qui ne peut que s’intensifier et devenir un réel problème de sécurité publique, d’où l’utilité publique de cette association, mais surtout pour venir en aide et protéger nos amis les bêtes, les bénévoles que nous sommes, avons nous décidé de nous regrouper en association et créer ainsi:
Votre commune pourrait s’engager avec succès dans des actions concrètes pour faciliter l’intégration des animaux dans la cité. C’est pourquoi, en tant que Présidente de l’association «LE REFUGE ANIMALIER DE NOUVELLE CALEDONIE», je m’adresse à vous afin de vous enjoindre à participer à ce projet à grande échelle.
L’association «LE REFUGE ANIMALIER DE NOUVELLE CALEDONIE» présente des propositions qui, si elles sont mises en œuvre, contribueront à créer une société animalement correcte.
1. la prise en charge complète, par tous les moyens qui sont en son pouvoir, de tout animal nécessitant hébergement, soins, nourriture, éducation, placement et suivi chez les nouveaux propriétaires.
2. l’application des dispositions législatives et réglementaires qui les protègent en leur assurant assistance.
3. d’accompagner et renseigner au mieux les propriétaires d’animaux qui rencontrent des problèmes d’éducation ou de comportement animalier.
4. de mettre en œuvre des manifestations telles que : foire aux affaires, présentation d’animaux ou toute autre qu’elle jugera nécessaire à son bon fonctionnement.
5. de faire du gardiennage d’animaux pour éviter les abandons lors de départ en vacances, hospitalisation…
6. Mettre en place une antenne mobile médicalisée pour pouvoir se déplacer avec l’aide d’un vétérinaire et intervenir dans toutes les communes.
7. Organiser des rencontres pédagogiques dans les écoles ou directement dans le refuge.
Ce refuge ne doit pas être un lieu où réside la misère animale ; non ! Bien au contraire, nous aimerions faire de ce lieu, un parc animalier avec les animaux de la ferme, de la forêt par exemple pour que les gens aient envie de venir et pourquoi pas avoir un coup de cœur pour l’un de nos pensionnaires recueillis.
Nous aimerions par ce biais inviter les écoles pour des moments pédagogiques avec les enfants. Même nous, pourquoi ne pas se déplacer dans les établissements scolaires pour faire des campagnes d’information.
Pour mener à bien ce projet, nous recherchons activement un terrain d’au moins deux hectares. Cette surface nous permettra d’avoir une capacité d’accueil d’au moins 150 chiens et 100 chats pour le refuge, mais aussi de créer des places de garderie d’animaux pour éviter les abandons au moment des vacances ou bien alors lors d’hospitalisation par exemple. Nous savons que les centres de gardiennage existants ne suffisent pas à la demande. D’autres moyens pourraient être mis en place, à l’aide d’un fichier organisé par adhésion des familles, le « troc » pour le gardiennage des animaux ou le déplacement à domicile pour ne pas perturber les animaux dans leurs habitudes ou autres…
Autre point crucial qui sera notre combat premier, la stérilisation massive des animaux. Si nous voulons endiguer ce phénomène de surpopulation et détresse animale, il n’y a qu’une seule mesure efficace :
Les euthanasies à répétition ne sont pas la solution, même si nous devons malheureusement y recourir parfois. Vous en euthanasiez 100, 200 vont naître d’animaux errants. Nous ne sommes pas là pour créer des mouroirs à animaux, nous avons un grand travail avant d’en arriver à cette pratique.